D- Au jour, d'aujourd'hui
Nous avons, à notre tour, réalisé un sondage sur des personnes de 15 à 30 ans de nationalité française.
1)Vous arrive t'il d'être choqué par la manière dont on montre les femmes dans la publicité ? (dénudées, assimilées à un objet, ...)
Nous avons eus un total de 60% de non (50% des femmes et 70% des hommes) qui se disent de ne plus être choqué par cette représentation avec l'habitude. "On vit avec son temps". Les "oui" sont justement là (40%) pour nous dire que c'est cette habitude qui est choquante
2)La présence d'une femme sexy vous influence t-elle à consommer ou acheter un produit ?
Le « oui » est minoritaire ici mais la majorité de l’opposition nous ont avoué qu’ils regardaient quand même le produit si un beau mannequin (féminin) y est représenté. Cela confirme que la publicité utilise, encore, la femme comme objet publicitaire. « Car un bref regard sur un produit et l’inconscient va enregistrer pleins d’informations. Les publicitaires connaissent leur métier et savent manipuler » Sarah Bousquet, Directrice et fondatrice d’infinimage à Albi (agence de communication: http://www.infinimage.fr/ ).
3)Selon vous, quels rôles sont donnés le plus souvent aux femmes dans la publicité ?
Nous avons eus beaucoup de réponses qui se rejoignent. D’abord l’image de la femme change selon qui va regarder la publicité et s’adapte à cette cible. Prenons l’exemple des spots TV qui vont changer selon les horaires (Le matin en vacances, ce seront les enfants, le soir, la famille, etc). Mais le cliché qui revient le plus est celui de la femme ménagère car c’est celle qui est la cible des publicités et de toute société de consommation parce que on a beau dire, mais c'est la femme qui décide au final de l'achat. (C’est la femme qui fait les courses au supermarché, c'est donc elle qui est ciblée). Le deuxième est celui de la femme dominatrice par son physique mais inexistante dans le fond.
Donc, la nudité gratuite n’était qu’un léger problème, un moyen pour les publicitaires de détourner le problème actuel de l’image de la femme dans la publicité que plus de la moitié des français trouve dégradante. (D’après un sondage Ipsos sur l’image de la femme)
En effet, on peut la voir de temps en temps de le milieu professionnel mais elle est extrêment passive relativement à ceux qu’on pouvait voir y’a une vingtaine d’années, dans les années 80’s où la femme était triomphante, ou elle avait un rôle crucial. Maintenant, il léger malaise est présent quand on aborde le travail féminin car c’est malheureusement une réalité, mais notre société est encore gouvernée par les hommes. Si aujourd’hui les femmes travaillent plus, elles n’ont pas encore obtenu l’égalité totale. Du coup dans la publicité, le travail est devenu un sujet à éviter.link
Elles ont un salaire moyen inférieur à celui des hommes. L’écart salarial était de 25% en 2002.
Les pubs pour les produits ménagers dans lesquels on ne voit jamais d’hommes, où si ils sont là c’est pour expliquer à la femme pourquoi tels produits (qui renvoit à l’image d’une femme écervelée) et le vanter, est aussi une belle démonstration de stéréothypes.( Cilit Bang)
Idem pour la plupart des marques voitures où l’homme est le principal actionnaire et là, la femme ne juge sur le « physique » de la voiture ou une utilisation simple. (ne fait pas attention à sa capacité). Ou bien encore, la publicité où la femme apporte du fromage pour détendre deux bricoleurs, le cliché de l’homme bricoleur revient.
Mais, la plus marquante, est la publicité pour le test de grossesse Clearblue qui dit clairement au début « Une femme sur quatre ne sait pas lire un test de grossesse ». Comme le dit Adicie, il est vrai que la maternité peut perturber mais cela est quand même assez osé de dire qu’un quart de la population féminine française ne comprend pas les symboles ou les couleurs qu’un enfant en bas âge arrive à différencier sans problèmes.
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